Défi zéro déchet n°3 du mois de Février 2019 : Remplacer les cotons tiges en plastique

Même si la loi Biodiversité prévoyant l’interdiction à la vente des produits en plastique jetables comme la vaisselle, les pailles ou les cotons tiges, risque d’être reportée à 2021 grâce à un sympathique sénateur qui veut assouplir le projet de loi, autant prendre de l’avance et s’y atteler tout de suite puisqu’ils ne seront fatalement plus commercialisés un de ces jours pour notre plus grand bonheur!

Pourquoi arrêter les cotons tiges en plastique ?

  • Parce que comme les pailles, ces petits ustensiles bien pratiques mais pas toujours recommandés, sont trop petits pour être recyclés. Ils échappent aux circuits de recyclage du plastique et finissent souvent dans les océans puis les estomacs des oiseaux et mammifères marins.
  • Parce que la production de coton et de plastique est gourmande en eau et en énergie.

Quelles sont les alternatives ?

1. Les cotons tiges écoresponsables :

D’abord, on mise sur les cotons-tiges en coton biologique dont la culture est moins gourmande en eau, certifiés Ecocert. Mieux vaut qu’ils soient non blanchis ou au moins non blanchi au chlore mais plutôt à l’eau oxygénée qui est moins nocive. Ensuite, il existe de nombreuses alternatives au bâtonnet en plastique des cotons-tiges, qui sont bio-dégradables ou compostables comme :

  • les cotons-tiges en carton ou papier (environ 1 euro la boîte de 200), à retrouver ici.
  • les cotons-tiges en bambou (environ 4 euros la boîte de 100), à retrouver ici.
  • les cotons-tiges en bois (environ 50 centimes la boîte de 100)

2. Les cure-oreilles ou « oriculi » :

Késako ? Il s’agit de petits ustensiles, une sorte de petite « pelle » arrondie qui permet de récupérer le cérumen à l’entrée du conduit auditif. Tout comme les cotons-tiges, il ne faut pas les insérer dans le conduit auditif sous peine de se blesser mais simplement récupérer l’amas de cire au bord de l’orifice auriculaire. Il en existe 2 types, tout les 2 réutilisables à l’infini :

  • le cure-oreilles en métal (de 1 à 4 euros l’unité), vous en trouverez sur Amazon.
  • l’oriculi, un petit ustensile en bois japonais (environ 2 euros l’unité), à retrouver ici ou sur Lamazuna.

3. Vos auriculaires :

Et oui la nature est quand même bien faite. Il paraît que l’on a un petit doigt, même 2! un par oreille dis donc quelle coïncidence! nommés auriculaires et qui comme leur nom l’indique a été prévu pour nettoyer nos oreilles. Sa taille est parfaite pour ne pas se blesser, pas de risque qu’il aille plus loin dans le conduit auditif. Il suffit d’insérer son auriculaire dans l’oreille, ongle à l’arrière et de faire pivoter son doigt vers l’avant pour récupérer le cérumen. On se lave les mains et le tour est joué!

4. Les bâtons de cire ou bougie auriculaire :

Késako ? Il s’agit d’un cône en toile cirée, le plus souvent chanvre + cire d’abeille donc 100% naturel, qui s’introduit à l’entrée du conduit auditif et que l’on allume pour éliminer le cérumen. En brûlant, la bougie auriculaire a deux effets sur votre conduit auditif :

  • Grâce à la chaleur qui pénètre dans l’oreille, l’irrigation sanguine est stimulée, et le ramollissement du cérumen est favorisé.
  • La remontée d’air chaud que la bougie provoque permet de créer un « effet cheminée : une aspiration à la base du cône : les impuretés et les dépôts présents dans le canal auriculaire sont alors éliminés.

La bougie auriculaire possède également d’autres avantages : elle réactive la respiration cutanée, et rétablit la tension correcte du tympan qui peut être mise à mal par des variations de pression (séjour en montagne, voyage en avion, pratique de la plongée…).

Mode d’emploi

Se servir d'une bougie auriculaire en 3 étapes

  1. Allongé sur le côté, vous devez introduire la partie mince du cône dans votre oreille.
  2. Une fois le cône correctement positionné, allumez la partie supérieure (l’aide d’une tierce personne est fortement recommandée).
  3.  Attendez ensuite que la bougie se consume jusqu’à la bague brise flamme, puis retirez le cône et plongez-le dans un verre d’eau.

Ces bougies sont vendues par 2, une par oreille, à utiliser seulement toutes les 3 semaines en entretien ou si bouchon de cérumen. Vous en trouverez en magasins bios ou sur les e-shop comme Greenweez.

Je n’ai personnellement jamais testé cette technique mais les avis semblent plutôt positifs. Néanmoins, je pense que c’est une bonne solution pour les personnes qui ont tendance à être sujettes aux bouchons de cérumen mais pour un entretien régulier ce n’est pas très économique sachant qu’un lot de 2 bougies coûte entre 6 et 9 euros pour 1 utilisation par mois.

Le cérumen, à quoi ça sert ?

Le cérumen est une sorte de cire naturelle qui se forme dans le conduit auditif, au niveau de l’oreille externe. Ce n’est pas sale et son rôle est même fondamental, puisqu’il empêche les microbes, les insectes et autres poussières d’entrer plus profondément dans l’oreille. On sait aussi qu’il permet la bonne transmission du son et protège le tympan. Alors on farfouille pas dans les profondeurs du conduit auditif pour tout décaper! Nettoyer le bord des oreilles pour que le miel ne dépasse pas OK! mais c’est tout.

Petit récap nettoyage d’oreille

Le conduit auditif est fait pour s’auto-nettoyer. Il évacue les débris de peau morte vers l’extérieur par un écoulement qui évacue spontanément cette kératine ainsi que le cérumen qui permet de protéger le tympan. Si vous avez recours systématiquement au coton-tige pour essayer de nettoyer votre oreille, vous repoussez cette kératine au fond du conduit auditif et vous favorisez le bouchon de cérumen. Et là c’est la MERde!!, douleurs et impression d’être dur de la feuille « heeeiinn??? ». Alors pas besoin de se nettoyer les oreilles tous les jours ni d’enfoncer le coton-tige!

  • Nettoyage 1 fois par semaine maximum
  • Si bouchon de cérumen : nettoyage au spray d’eau de mer 1 fois par jour pendant 3 jours consécutifs.
  • Si pas de résultats ou douleur, rendez-vous chez l’ORL pour un ramonage du conduit.

Ma routine nettoyage d’oreille

Je me nettoie les oreilles une fois par semaine sous la douche le jour de mon shampoing. Lorsque je me lave les cheveux, je met le jet d’eau près de mon oreille et je nettoie le bord du conduit avec mon auriculaire. J’en profite pour me nettoyer le pavillon de l’oreille avec un peu de shampoing et je sèche mes oreilles avec ma serviette à cheveux en sortant de la douche. J’utilise un coin de ma serviette pour sécher le pavillon et le derrière de mon oreille et le tour est joué!

Expérience personnelle

L’amoureux réfractaire : Quand on vit à 2, il faut savoir faire des concessions et puis comme je dis toujours, le « zéro déchet » ne doit pas être une contrainte mais un mode de vie qui s’allie à nos habitudes et nos besoins. Pour ma moitié c’était hors de question d’utiliser des bâtons en bois pour se nettoyer les oreilles! Pour lui, le nettoyage des oreilles c’est une habitude quasi-quotidienne et ça se fait avec des cotons-tiges.

Le manque de cotons-tiges : Au début de ma démarche ZD, j’ai voulu bannir les cotons-tiges et passer aux oriculis en bois pour le nettoyage des oreilles. Mais depuis toujours, j’aime me maquiller, à part pour aller au sport, je sors rarement sans maquillage. Le maquillage fait partie de ma routine quotidienne et j’ai rapidement ressenti le manque de cotons-tiges! Foirage d’eye-liner, mascara qui tâche les paupières ou qui dérape sur le nez… autant de situation où j’ai cherché mes cotons-tiges et me suis retrouvée à rattrapé le coup avec du papier Q!

RÉSULTAT : les cotons-tiges ont fait leur retour à la maison mais ils sont désormais en coton biologique avec bâtonnet en papier issu de forêts gérées durablement, certifiés Ecocert et FSC, 100% biodégradables et compostables, y compris l’emballage en carton.

Voilà, vous savez, tout, tout, tout sur les oreilles, maintenant à vous de choisir vos remplaçants!

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